11 mars 2010

Serious Game : première conférence sur le jeu sérieux en Belgique francophone

Venez découvrir les premières réalisations du seriousgame en Belgique présentées par les prestataires (comment on a fait) de services et par les donneurs d'ordre (pourquoi on l'a fait).

Cette manifestation est amenée à se reproduire annuellement et à suivre l'actualité su seriousgame en cours d'année.

en référence à : Accueil - Seriousgame.be (afficher sur Google Sidewiki)

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29 août 2009

Du e-learning au blended-learning

Le e-learning est encore trop peu utilisé par les entreprises. Souvent méconnue ou «mal connue», cette autre approche de la formation inspire à la fois la fascination et la crainte. Xavier Van Dieren, consultant e-Learning chez NOW.be et formateur chez A HERMES, nous en dresse le profil et nous livre les multiples ressources de l’apprentissage en ligne…


Xavier-Van-DierenDepuis quand pratiquez-vous le e-learning ?
Depuis bientôt 10 ans. Avec NOW.be, nous avons eu la chance de démarrer nos premiers projets e-learning avec Belgacom, alors pionnier dans le lancement de ce nouvel outil de formation. À plusieurs reprises, nous avons profité du niveau d’exigence élevé de ce partenaire pour augmenter notre savoir-faire tant dans le développement, que dans les process ou encore dans l’approche pédagogique.

Comment intégrer le plaisir et l’interactivité dans la formation en ligne ?
Le plaisir et l’interactivité constituent les clefs essentielles du processus d’apprentissage d’un adulte. C’est probablement l’un des grands défis de ce média «froid» qu’est la formation en ligne, par opposition au média «chaud» qu’est le formateur en présentiel. Un autre défi important à relever : briser la solitude de l’apprenant seul devant son PC par rapport au participant à un groupe en présentiel. Ces deux dimensions doivent être intégrées dès la mise en chantier d’un projet e-learning. Quelques solutions peuvent être mises en œuvre dans cet esprit : un ton rédactionnel léger, proche de l’apprenant, l’utilisation de personnages «fictifs» qui l’accompagnent en reflétant ses doutes, ses résistances, un ton intimiste adapté pour les voix enregistrées, ou encore, sans être limitatif, l’utilisation de forum de discussion destiné à encourager les échanges avec le formateur, mais aussi, et surtout avec les pairs.
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Quels sont les objectifs du e-learning par rapport aux formations dites «traditionnelles» ?
Pour les entreprises, sans doute principalement une économie d’échelles. Former plus de collaborateurs dans un laps de temps plus court. Je rêve du jour où on utilisera le e-learning uniquement parce qu’il constituerait un outil plus efficace…

Quelles sont les principales contraintes du e-learning ?
Le coût et le temps de développement. Le fait que le e-learning ne se prête pas encore à tous les sujets. Le niveau des équipements disponibles à l’intérieur des organisations. Le niveau de connaissance des outils de communication par certains publics cibles. Enfin, dans une certaine mesure, la déception suite à des premières expériences négatives et à des promesses miraculeuses non tenue : «on va pouvoir se former quand on veut et où on veut, pour moins cher et de manière plus efficace». Une idée largement défendue et qui se défend rarement dans la réalité.

e-learining-2 Comment réagissent les entreprises vis-à-vis de ce type de formation ? Attrait ou craintes ?
Les deux ! Aujourd’hui, toutes les entreprises sentent que le e-learning ne se résume pas à un effet de mode. Un grand nombre d’entreprises ont déjà des projets en phase de test ou en production sur le terrain. Toutefois, à mon sens, les craintes, souvent justifiées, sont présentes également : quelle valeur ajoutée à une formation en ligne plutôt qu’en présentiel ? Quel sera notre retour sur investissement ? Quels effets concrets seront mesurables dans la durée ? Qu’en sera-t-il de la motivation des apprenants ? Cela peut-il fonctionner avec tous les thèmes, avec tous les publics ?

Justement, le e-learning convient-il à tous ? Comment l’organiser dans les services où l’ordinateur n’est pas un outil essentiel ?
Effectivement, autant les nouvelles technologies font partie de la réalité des plus jeunes, la fameuse «génération Y», autant peuvent-elles être totalement étrangères pour d’autres. Dès lors, il faut rester très attentif pour intégrer cette dimension dès la rédaction du cahier des charges. Les pistes à explorer seront alors d’utiliser des outils technologiques connus du plus grand nombre, une navigation très simple, des parcours plutôt linéaires et guidés plutôt que sous forme d’exploration libre.

Vous êtes, entre autres, formateur en «gestion des conflits». Le e-learning se prête-t-il aussi aux thèmes plus comportementaux ?
Oui. C’est d’ailleurs l’un de mes objectifs personnels depuis maintenant plusieurs années : rendre le e-learning aussi efficace pour les thèmes comportementaux que pour les thèmes techniques, bureautiques, des langues ou pour les formations métiers. Nous y travaillons activement, entre autre sur le thème de la gestion des conflits. C’est un défi passionnant qui prend corps petit à petit. Cela passera sans doute par une intégration progressive du e-learning en complément à nos formations en présentielles. Cela passera aussi par de nouvelles formes d’approche comme le gaming : la formation par le jeu, au travers de mises en situations les plus réalistes et les plus proches possibles de la réalité professionnelle des apprenants. Certaines entreprises françaises ont déjà testé ces formules pour, par exemple, aborder les thèmes de l’entretien d’évaluation par des jeux de rôles avec des acteurs virtuels dirigés par l’apprenant derrière son PC.
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Comment voyez-vous le e-learning dans les années à venir ? Avancées technologiques ?
Les technologies vont, certes, continuer à évoluer. Du côté des utilisateurs, les habitudes d’utilisations des technologies de l’information évoluent également très vite. Nous avons évolué de l’ère de la diffusion de l’information d’une source émettrice (site corporate, journal en ligne…) vers des récepteurs consommateurs d’informations, à une ère de partage de l’information entre utilisateurs producteurs d’informations (blogs, réseaux sociaux, partage de textes, photos, vidéos en ligne…). Le fameux passage du web 1.0 unidirectionnel vers le web 2.0 multi-directionnel.

e-learning-algemeen Le e-learning ne serait-il pas encore au stade du 1.0 ?
À mon avis, si ! La plupart des projets e-learning ressemblent fort à un «enseignant» qui diffuse, de manière unidirectionnelle, son «savoir» à des apprenants consommateurs. Quel visage prendra le e-learning 2.0 ? Rendez-vous dans quelques mois pour le savoir…

Au-delà des avancées technologiques et de ses usages par le public, un autre voie s’ouvre devant nous qui passe par l’intégration de plus en plus étroite entre le e-learning et les autres types de formation : le blended-learning.

Qu’est-ce que le blended-learning ?
C’est le mélange de plusieurs outils de formation utilisés ensemble pour former un parcours cohérent. Le e-learning ne sera donc pas amené à remplacer les formations plus traditionnelles. En revanche, les différentes approches sont appelées à s’imbriquer plus étroitement, chacune avec ses spécificités et sa valeur ajoutée propre.

Si nous reprenons l’exemple d’une formation «classique» en gestion des conflits de deux jours, nous passons sans doute un tiers du temps à présenter des outils théoriques, un tiers du temps à les mettre en application et un autre tiers à partager pour relier ces outils à la réalité professionnelle des participants. La première partie, celle qui présente les outils théoriques, peut très bien être vue individuellement, chacun à son rythme, devant un PC. Cela laisse beaucoup plus de temps, en présentiel, pour la deuxième partie. Enfin, la troisième partie, où les participants partagent leurs expériences, peut également être prolongée après la formation grâce à des outils de partage en ligne, animé par les formateurs.

C’est ce type de blended-learning que nous mettons actuellement en place, au travers de la plateforme d’apprentissage en ligne . Expérience à suivre… en ligne… :-)

Propos recueillis par Béatrice Morais
Rédaction HrWorld


Article original ici : http://www.hrworld.be/hrworld/content.aspx?id=8022&LangType=2060

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22 avril 2009

Premier atelier e-Learning sur la péniche à Thieu (Mons)

Le premier atelier organisé de main de maitre par Pascal Balancier de l'AWT à eu lieu hier au pieds des anciens ascenseur à bateaux de Thieu.


L'ambiance était vraiment très conviviale, le beau temps au rendez-vous et les échanges très riches et variés.

Deux journalistes de la RTBF et de Kluwer nous ont rendu visite. Prochain atelier à Charleroi la semaine prochaine, toujours sur l'Ange-Gabriel.

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14 octobre 2008

Une rentrée en fanfare !

La rentrée est bien là ! Et quel programme !

Une belle série de journées de formation à la « Gestion des Conflits » à La Poste, chez Fortis et chez d'autres clients encore...

Toujours de nouveaux programmes de formations en chantier. A découvrir cette année...

Un projet de livre sur le monde de l'entreprise... Mais chuuuut, c'est encore en gestation...

Un autre projet de livre sur le e-Learning à l'initiative de l'AWT, édité chez EDIPRO, en co-écriture avec Pascal Balancier (AWT), Denis Dorbolo (Belgacom), Thomas de Praetere (Dokeos) et Stephan Atsou (Crossknowledge). Une belle équipe très compétente et dont le haut niveau de réflexion sur nos métiers m'impressionne ! Sortie dans toutes les bonnes librairies prévue en 2009...

Beaucoup de nouveaux projets en développement chez NOW.be, dont une nouvelle série d'ateliers de réflexions sur les NTIC au service de la communication en entreprise, entre autre chez ING et chez Sanofi-Aventis.

Au niveau personnel, un déménagement sur mon bateau prévu en novembre.

Il va falloir s'organiser. Je vais pouvoir mettre en pratique les beaux outils de l'Intelligence Organisationnelle développé par Alex Adam chez A2.be :-)

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03 avril 2008

La CEGOS fait briller ses formateurs. Et… les participants ?

Je découvre, un peu par hasard, une vidéo publicitaire pour le bureau de formation français de la Cegos : http://www.uneautreideedelaformation.com/

On y voit un public de participants offrir une standing ovation à un formateur et lui demander, comme au concert, de faire un bis.

J’ai été saisi par cette vidéo car elle balaye de plein fouet un des principes de base de la pédagogie éclosive (Cefar.org) que j’essaye d’appliquer au quotidien depuis dix ans : « faire briller plutôt que briller ». Ca a l’air tout simple, mais c’est très subtil. La tentation d’y retomber est permanente quand on anime des groupes en formation.

C’est rigolo, car dans ses principes pédagogiques, la CEGOS prône quelque chose qui s’en rapproche : le principe du « formateur ressource ».

Sur leur site, sous la rubrique « principes pédagogiques », il est indiqué ceci : « Le schéma habituel consiste à voir le formateur comme celui qui sait et qui va expliquer, apprendre, transmettre du savoir à celui qui ne sait pas. À la Cegos, on partira au contraire de l’idée que c’est le stagiaire qui apprend, qui sait, qui se forme. L’apprentissage vient donc de lui. »

C’est exactement le contraire que nous propose la petite séquence vidéo de la Cegos : le formateur est le centre de toutes les attentions. Il « brille » de mille feux devant des stagiaires émus, transformés en groupies (appelé « les fans » dans le titre de la vidéo). Ils quémandent au formateur une nouvelle prestation venant de celui qui sait et qui va expliquer, devant un powerpoint rempli de texte en petits caractères, à ceux qui ne savent pas… (comme dans le texte ;-))

Et le formateur, un peu distant, s’exécute… A la fin de la pub pour la Cegos, les participants s’arrachent même des photos dédicacée du formateur dans une ambiance très compétitive et individualiste (« Et, poussez pas là, ho ! ») qui ne m ‘évoque pas l’esprit de cohésion que l’on peut ressentir dans un groupe qui a vécu une expérience forte en équipe durant une ou deux journées…

Et si, par une simple vue de l’esprit, une formation se terminait de la sorte ? Que pourrions-nous en déduire sur son efficacité réelle en terme de changement d’attitude et de comportement sur le terrain ? Sans doute rien, si ce n’est que le formateur en à mis plein la vue aux participants. Mais est-ce le critère de réussite d’une formation ? Non. Ma conviction est que la réussite du formateur passe uniquement par celle l’apprenant.

On me dira sans doute que c’est de l’humour et que je n’ai pas saisi le second degré de la chose. C’est possible… Mais, pour le manier depuis plus de 15 ans chez A HERMES avec le théâtre d’entreprise, je sais que, même quand on « rigole », on véhicule, qu’on le veuille ou non, des messages et des valeurs… Attention, terrain glissant, car ce qu’on dit « pour blaguer » en dit souvent très long sur qui nous sommes et ce que nous pensons réellement ;-)

J’imagine que les responsables marketing qui ont pondu cette publicité ne sont pas les mêmes que les formateurs qui se trouvent sur le terrain. En terme de cohérence avec les valeurs annoncées, je trouve que ce premier Buzz fait fort…

Ce dit, même si je n’ai jamais eu de retour de clients sur les prestations de la Cegos, je suis certain qu’ils fournissent des prestations de qualité. J’en ai, en tout cas, l’image d’une boîte très professionnelle…

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06 décembre 2007

Rapprochement entre Defimedia - Definition et NOW.be


Pour répondre aux opportunités du marché de l’e-learning et consolider leurs capacités de production, NOW.be et definITion/defIMedia ont décidé de joindre leurs équipe de
développement dès ce 1er décembre 2007.

Les équipes seront réparties entre les 2 sites de Bruxelles et Gembloux.

L’offre de NOW.be et definiITion/defIMedia se déploie sur la globalité du processus d’e-learning : formation, consultance, production, et distribution des outils auteurs de e-doceo.

Grâce à cette opération, les 2 sociétés prévoient de doubler en 2 ans leur chiffre d’affaire cumulé et d’étendre leurs activités au-delà du marché belge.

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11 octobre 2007

Conférence à Montréal : "La eFormation : Québec et Belgique, mêmes approches ?"

Je serais de retour à Montréal du 17 au 24 novembre 2007 pour co-animer, avec Eliane Limbert, du Centre de Recherche informatique de Montréal, un atelier sur le e-Learning : La eFormation : Québec et Belgique, mêmes approches ?

Voici le programme :

En collaboration avec l’entreprise belge en «eLearning» Now.be, cet atelier vous présentera comment la eFormation en Belgique répond aux besoins des entreprises et organismes et contribue au développement des compétences dans des contextes souvent très proches des nôtres. En quoi nos stratégies pédagogiques et développements de cours sont-ils vraiment différents ?

Co-animateurs :

Xavier Van Dieren
Créateur de NOW.be (eLearning)
et de A HERMES (formation par le théâtre)

Et :

Eliane Limbert
Conseillère senior, CRIM
(Centre de Recherche informatique de Montréal)

Déroulement de l’atelier :
• Présentation du CRIM et de Now.be
• Situation du E-learning en Belgique (Cf. Enquête 2006-2007 auprès des grandes entreprises belges)
• Présentation de différentes problématiques, avec cas concrets à l’appui
• Développement des particularités des approches pédagogiques dans des contextes similaires
• Echanges entre co-animateurs et participants

Lundi, le 19 novembre 2007, de 9h à 11h30
CRIM
550, rue Sherbrooke Ouest, bureau 100
Montréal (Québec) H3A 1B9

Tarifs (petit-déjeuner inclus) :
Membre : 55 $
Non-membre : 80 $

Date limite d'inscription : 14 novembre 2007
Inscription en ligne

Information : Eliane Limbert, conseillère senior, CRIM
Tél. : 514 840-7989
Courriel : Eliane.Limbert@crim.ca

Avec la participation de la Représentation économique et commerciale de la Région de Bruxelles-Capitale.

Je me réjouis déjà de retrouver mes amis québécois !!!

Vous pouvez télécharger le PDF de présentation

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14 septembre 2006

Les ateliers e-learning de NOW.be ont le vent en poupe


Chouette, on parle de plus en plus des ateliers e-Learning de NOW.be

Voici encore une news sur le site du Cluster TIC de la Région Wallone : http://www.ict-cluster.be


Ils sont à chaque fois complet quelques jours après l'envoi des invitation et à chaque fois nous devons ouvrir une date supplémentaire. Que du bonheur !

Ce qui est également super, c'est la qualité des participants qui s'inscrivent aux ateliers. La richesse des échanges est à chaque fois au rendez-vous.

J'anime le prochain atelier ce lundi (complet) et le suivant le 23 octobre.

Si vous souhaitez recevoir le compte-rendu de ces ateliers, envoyez-moi un email à xvd(arobase)now.be

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31 juillet 2006

Comment rendre plus efficace nos projets e-Learning actuels ?

ou…

Pourquoi n’applique t’on pas en e-Learning ce que l’on applique (en général) en formation présentielle ?

L’andragogie (pédagogie des adultes) est étudiée et appliquée depuis des décennies par les pédagogues - animateurs – formateurs.

Par contre, pour de nombreux produits e-Learning que j’ai eu l’opportunité de tester, il me semble que ces préoccupations étaient inconnues des concepteurs ou à tout le moins peu mises en application.

Quelques exemples :

On me présente un cours en Powerpoint transformé en HTML et mis en ligne - avec un menu de navigation - comme étant du e-Learning. Est-ce le cas ? En quoi le « lecteur » est il mis en situation d’apprentissage ? N’est-ce pas plus de l’information que de la formation ?

À la fin du Powerpoint, un quizz d’auto-évaluation semble justifier l’appellation « e-Learning ». Est-ce suffisant pour remplir les conditions d’apprentissage minimales ?

AMHA => De l’information mise en ligne ne suffit pas à produire de l’apprentissage.

Dans un autre cas, un parcours au contenu très riche est mis en valeur à travers différents médias (textes, sons, vidéos, documents word à télécharger).
L’élève, stimulé par différents canaux, suit « passivement » un parcours balisé.

Qu’en est-il de l’interaction avec la matière pédagogique ? De l’engagement de l’élève ?

AMHA => Une information, même multimédia, ne suffit pas à créer de l’apprentissage et de l’engagement.

Une séquence animée en flash, très attractive, d’une esthétique moderne, étincelante et sexy, nous explique le fonctionnement d’un produit, d’un concept ou d’un service. La voix se superpose à des illustrations graphiques et à de courts textes de quelques mots qui synthétisent le propos.

La présentation, même très alléchante et allégée au maximum de tout texte long et rébarbatif va favoriser l’attention (et donc la rétention) de l’utilisateur.

Mais une fois de plus, n’est-on pas dans de l’information mise en image ? De la forme au détriment du fond ?

AMHA => Une information, même présentée dans sa forme la plus attrayante, n’est pas nécessairement de la formation.

Si les animations ont étés bien pensées, je vais sans doute augmenter mon savoir.
Plus rarement mon savoir-faire, car je ne vais pas être stimulé par des mises en pratique, je vais « suivre » un cours et non pas « vivre » une expérience.
Et quid du savoir-être, de ma motivation, de mon engagement, de la transposition dans ma pratique quotidienne ? Il ne tiendra qu’à moi, l’apprenant, de prendre en charge cette « partie » de l’apprentissage. Et connaissant ma paresse par défaut et sans doute celle de tous mes petits camarades apprenant, ce n’est pas gagné ;-)

Vous pensez peut-être : « C’est bien joli de critiquer… Mais on fait quoi alors ? »

Et bien, je n’ai pas de solution miracle à proposer (ça ce saurait)… Mais j’ai des propositions et de pistes de réflexions…

Il ne s’agit certainement pas d’appliquer deux ou trois trucs et astuces tout fait, mais bien de penser différemment la création de formations en ligne dès la phase d’analyse des besoins et de pré-production.

Le e-Learning est une science « jeune ». Après le tout à l’électronique, puis une forme de dénigrement suite à l’explosion de la bulle Internet, une phase de maturité approche dans l’utilisation et la mise en pratique de solutions e-Learning. Sans doute comme un outil complémentaire et non en remplacement des solutions « classiques ».

C’est justement ces approches dites classiques que je propose d’explorer pour trouver une réponse à la question : « Quoi faire pour produire des solutions efficaces ? »

Une des pistes, à titre d’exemple, est de reprendre les conditions d’apprentissage des adultes, largement utilisées en formation classique, et de tenter de les transposer au e-Learning.

Autrement posée, la question est : « Comment appliquer à mon projet e-Learning chacune de ces conditions ? » ou « Mon projet, tel que je suis occupé à le concevoir, répond-il au mieux à ces conditions d’apprentissage ? »

C’est l’approche que je développe, chaque fois que je le peux, avec les équipes de concepteurs avec lesquelles je collabore ou lors d’ateliers d’échanges entre professionnels de la formation en ligne.

Il existe différentes approches sur les conditions d’apprentissage des adultes. Celle sur laquelle je m’appuie est de Sophie Courau. Vous les retrouverez dans son livre « Les outils d’excellence du formateur ».

Vous trouverez également quelques pistes développées par les participants dans les compte-rendu d’ateliers e-Learning (sur demande à info@now.be) .

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Avez-vous des pistes de réflexion pour augmenter l’efficacité des projets e-Learning actuels ?

Au plaisir de vous lire et de partager ensemble sur ce passionnant sujet !

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27 mai 2006

Atelier : e-Learning, clefs de succès et écueils à éviter


Ce 15 mai, nous avons organisé chez NOW.be un atelier « e-Learning, clefs de succès et écueils à éviter ».

L’objectif de l’atelier était d’explorer les différentes étapes de réalisation d'un projet e-Learning au sein des organisations.

Cet événement, réservé exclusivement aux responsables de projets e-Learning en entreprise ou organisations publique a connu un beau succès.

Nous avons effectivement eu la grande chance de pouvoir accueillir des représentants d’AXA Belgium, BELGACOM, FERMA, GlaxoSmithKline BIOlogicals, IBFFP (Bruxelles Formation), ING Bank, LA POSTE - DE POST, MINISTERE DE LA RÉGION DE BRUXELLES- CAPITALE, SCHINDLER, SELOR, SNCB - Train@Rail, SOLVAY Business School, STIB – MIVB, SWISS Life – ZELIA, TEST-ACHATS - TEST-AANKOOP, UCB, UNISYS, VDAB Vlaamse Dienst voor Beroepsopleiding en Arbeidsbemiddeling.

L’utilisation du Voting system a permis de réaliser une enquête sur le vif et de dresser un état des lieux du développement du e-Learning dans les organismes représentés lors de cet atelier.

Qui étaient les participants à cet atelier ?

* La moitié des participants est issue d’entreprises privées. L’autre moitié d’entreprises publique ou mixtes (semi-privée, semi-publique).
* La moitié des participants travaille dans des entreprises de plus de 5.000 collaborateurs.
* 90 % des participants sont issus des départements RH ou formation.

Que représente le e-Learning dans les entreprises représentées ?

  • Un tiers des participants est issu d’entreprises dans lequel le e-Learning n’est pas encore appliqué sur le terrain.
  • Un autre tiers est issu d’entreprises dans lequel le e-Learning représente moins de 10 % par rapport aux formations en présentiel.
  • Le dernier tiers est issu d’entreprises dans lequel le e-Learning représente déjà plus de 10 % de la masse totale des formations.

Comment perçoivent-ils le e-Learning ?

  • Comme un phénomène émergeant (pour 67 % d’entre eux), complémentaire à d’autres outils (pour 100 % d’entre eux).
  • Pour 29 % d’entre eux, le e-Learning est un mot trop utilisé ou mal utilisé (on appelle, par exemple, e-Learning des PowerPoint mis en ligne…)
  • Le e-Learning n’est pas un phénomène mature (14 %), ni une mode (10 %), ni une perte de temps et/ou d’argent (5 %) et encore moins une solution miracle (0 %)

  • Un tiers d’entre eux jugent les projets e-Learning développé dans leurs organismes comme efficace (24 %) ou très efficace (5 %).
  • Un tiers les jugent comme moyennement efficaces (19 %), peu efficace (14 %) ou inefficaces (5 %).
  • Un tiers n’ont pas encore de projets aboutis à ce jour pour pouvoir les évaluer.

Les échanges entre les participants ont été particulièrement fructueux. Denis Dorbolo, e-Learning consultant chez BELGACOM nous a notamment présenté les méthodes de conception de programmes e-Learning au sein du leader belge des télécommunications.

C’est vraiment une chance de pouvoir partager avec Denis. Il est très orienté « résultats », avec beaucoup d’attention donnée à la pédagogie comme moyen pour rendre le e-Learning « efficace ». Son niveau d’exigence est réellement très stimulant. C’est également un passionné par son métier et les participants ont exprimé leur satisfaction de pouvoir échanger avec lui.

Les moments de partages entre participants sur les clefs de succès, la pédagogie des adultes, les écueils à éviter furent très intenses et riches d’enseignements pour chacun.

Un compte-rendu détaillé de ces échanges est disponible. Si vous souhaitez en recevoir une copie, envoyez-moi un email à info@now.be.

L'atelier du 15 mai étant complet, David va ouvrir une nouvelle date afin que nous puissions également échanger avec les personnes qui n'ont pas pu participer à cette première rencontre.

A bientôt ?

Xavier

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